mardi 4 janvier 2011

Chapitre Quatre - Ce qu'il y avait sur l'île -



[Accepter son offre]

Rejeter son hospitalité? Comment cette idée a-t-elle pu ne serais-ce que vous traverser l'esprit?! Cela fait trop longtemps que cette aventure vous casse le dos sans rien offrir en retour mis à part de l'incertitude et de la douleur, cela fait trop longtemps que vous vous contentez de prendre les choses comme elles viennent! Il est maintenant temps de recevoir la récompense qui vous est due! Cette Maîtresse bienveillante est votre première bonne surprise depuis longtemps et dieu sait si vous n'allez pas la gâcher!

Vous acceptez donc avec enthousiasme et en peu de mots la proposition de la jeune demoiselle. Elle semble soulagée par votre réponse et vous fait signe de monter à bord tandis qu'elle échange quelques mots avec sa collègue, toujours assise dans la cabane. Après quelques minutes de mise en équilibre (vous n'aviez été qu'une seule fois en bateau auparavant et avez passé par dessus bord presque immédiatement), la femme prit gracieusement place dans l'embarcation, enleva les cordes qui l'amarrait au quai et vous voilà parti. Malgré quelques inquiétudes quant à la stabilité du bateau, vous finissez très vite par vous relaxer et à apprécier la traversée. Le lac semble encore plus beau qu'avant. Il est à présent baignée dans un paisible crépuscule. Votre subconscient remarque la vitesse à laquelle le bateau traverse l'étendu d'eau. C'est presque surnaturel. L'idée d'un repas chaud et d'un lit douillet est cependant trop forte pour être chassée par des trivialités futiles.

C'est durant cette traversée que vous remarquez quelque chose d'étrange à propos de la femme qui conduit le bateau. A son dos, attachée à son gilet, sort une paire d'ailes diaphanes dont les formes sont semblables à celles d'un papillon. Assez petites et immobiles, elles semblent déphasées avec le reste de son uniforme. vous lui faites une remarque par rapport à cette observation; remarque à laquelle elle vous répond d'une manière confuse,

"En effet, l'apparence d'autrui est une fascination étrange très présente dans cette partie du monde. La Maîtresse ne suit pas ces règles et a une approche plus… capricieuse quant aux robes de ses servantes. Cependant, les ailes ne sont guère plus qu'une bagatelle faites pour faire joli, n'y prenez pas garde." Après une courte pause, elle continue. "Et vos habits, voyageur… excusez-moi de mon impolitesse mais ils semblent… comment dire, rustiques? Vous en trouverez de bien meilleurs dans le manoir de Madame. Ce sera à elle d'en décider. Oui, peut-être aimerait-elle un invité plus humble cette fois-ci."

Le reste du voyage se passe en silence jusqu'à ce que l'embarcation percute une plage de sable au bord de la mystérieuse île. C'est tout de même étrange qu'une soit-disant noble Maitresse choisisse de vivre recluse sur une île au milieu d'un lac entouré de forêt. Cependant, comme votre guide l'a dit, la Maîtresse aime les pratiques peu conventionnelles.

"A présent suivez simplement ce sentier jusqu'en haut de la colline voyageur" vous indique-t-elle, "Vous arriverez bien assez vite devant un grand portail. Là-bas vous indiquerez au garde la raison de votre venue et elle vous laissera certainement rentrer dans le manoir. Veuillez m'excuser à présent, mais il faut que je retourne à mon poste. Bonne chance…"

Et c'est sur ces mots qu'elle retourna dans les ténèbres sur son bateau. Vous voici maintenant seul. Ne perdant pas de temps, vous suivez le sentiez qu'elle vous a indiqué. Vous remarquez quelques femme gardes sur votre chemin. Elles sont toutes habillées  de la même manière que la première que vous aviez rencontré. Toutes ont ces drôles d'ailes. Si vous étiez encore un enfant, vous auriez cru qu'elles étaient des sortes de fées. Vous regardant bizarrement, elles ne s'intéressent pas à vous au final. Peut-être que voir des gens étranges est quelque chose de commun à leurs yeux; vous vous demandez combien la Maîtresse en a aidée au fil des années.

Vous finissez par atteindre le portail; et quel portail! Forgé de fer avec de complexes spirales passant à travers les épaisses barres. Elle devait faire au moins trois fois votre taille, sans parler de son poids. A ses côtés, il y a un haut mur fait de briques rouges. Le mortier était ébréché et en décomposition du à l'âge. Assis, ou plutôt affaissé à côté du portail se trouve une autre femme garde (pourquoi y'a-t-il tant de femmes?). Celle-ci semble très différente des autres. Elle est aussi grande que vous. Ses longs cheveux rouges sont coiffés en deux nattes. Son costume est vert plutôt que rouge et semble très différent des autres que tout ce que vous ayez jamais vu. Non, en fait… vous vous souvenez avoir lu dans un livre qu'un peuple s'habillant de cette manière dans un quelconque pays lointain existait; quelque chose comme l'Orient. Sur sa tête est posé un chapeau sur lequel est accroché une étoile dorée au centre. Elle est annotée d'un symbole étrange que vous ne pouvez déchiffrer. Elle semble dormir plutôt que de faire son travail de garde. C'est honteux.

[ ] Tenter d'ouvrir la porte par vous-même.
[ ] Tenter de réveiller la gardienne.
[ ] Vous avez soif d'aventure! Escalader le mur de briques.
[ ] Attendre que la gardienne se réveille d'elle-même.

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